Le Carcinome Basocellulaire

Le cancer de la peau le plus courant

Le carcinome basocellulaire (CBC) est la forme la plus courante de cancer de la peau et la forme la plus frĂ©quente de tous les cancers. Rien qu’aux États-Unis, plus de 4 millions de cas sont diagnostiquĂ©s chaque annĂ©e. Les CBC rĂ©sultent d’une croissance anormale et incontrĂ´lĂ©e des cellules basales.

Comme les CBC se dĂ©veloppent lentement, la plupart sont curables et ils causent des dommages minimes lorsqu’ils sont dĂ©tectĂ©s et traitĂ©s de manière prĂ©coce. Comprendre les causes du CBC, les facteurs de risque et les signes prĂ©curseurs peut vous aider Ă  les dĂ©tecter prĂ©cocement, au moment oĂą ils sont plus faciles Ă  traiter et Ă  soigner.

Qu’est-ce qu’une cellule basale ?

Ces cellules basales, qui sont l’un des trois principaux types de cellules de la couche supĂ©rieure de la peau, tombent Ă  mesure que de nouvelles se forment. Le CBC survient le plus souvent lorsque les dĂ©gradations de l’ADN dus Ă  l’exposition aux rayons ultraviolets (UV) du soleil ou au bronzage artificiel dĂ©clenchent des changements dans les cellules basales de la couche la plus superficielle de la peau (l’Ă©piderme), entraĂ®nant une croissance incontrĂ´lĂ©e.

À quoi ressemble le CBC ?

Les CBC peuvent ressembler Ă  des plaies ouvertes, des plaques rouges, des excroissances roses, des bosses brillantes, des cicatrices ou des excroissances avec des bords lĂ©gèrement surĂ©levĂ©s et roulĂ©s et/ou une entaille centrale. Parfois, les CBC peuvent suinter, faire des croĂ»tes, dĂ©manger ou saigner. Les lĂ©sions surviennent gĂ©nĂ©ralement au niveau des zones du corps exposĂ©es au soleil. Chez les patients Ă  la peau plus foncĂ©e, environ la moitiĂ© des CBC sont pigmentĂ©s (c’est-Ă -dire de couleur brune).

Il est important de noter que les CBC peuvent ĂŞtre très diffĂ©rents d’une personne Ă  l’autre.

Remarque : comme tous les CBC n’ont pas la mĂŞme apparence, ces photos servent de rĂ©fĂ©rence gĂ©nĂ©rale Ă  ce Ă  quoi ils peuvent ressembler. Si vous voyez quelque chose de nouveau, de changĂ© ou d’inhabituel, consultez votre mĂ©decin. 

C’EST UN FAIT

90 % des cancers de la peau hors mélanome (principalement les CBC et les CE) sont associés à une exposition aux rayons UV du soleil.

À quel point le CBC est-il dangereux ?

Bien que les CBC se propagent rarement au-delĂ  du site tumoral d’origine, si on les laisse se dĂ©velopper, ces lĂ©sions peuvent ĂŞtre dĂ©figurantes et dangereuses. Les CBC non traitĂ©s peuvent devenir localement invasifs, se dĂ©velopper largement et profondĂ©ment dans la peau et dĂ©truire peau, tissus et os. Plus on tarde Ă  traiter un CBC, plus il est probable qu’il resurgisse, parfois Ă  plusieurs reprises.

Il existe des cas agressifs très rares, oĂą le CBC se propage Ă  d’autres parties du corps. Dans des cas encore plus rares, ce type de CBC peut ĂŞtre mortel.

À quel point le CBC est-il répandu ?

  • Plus d’un nouveau cancer sur trois sont des cancers de la peau et la grande majoritĂ© sont des CBC.
  • Le diagnostic et le traitement des cancers de la peau autres que le mĂ©lanome, y compris le CBC et le carcinome Ă©pidermoĂŻde (CE), ont augmentĂ© de 77 % entre 1994 et 2014.

Signes précurseurs du carcinome basocellulaire

Les meilleures pratiques en matière de détection précoce

Grâce à une détection et un traitement précoces, presque tous les carcinomes basocellulaires (CBC) peuvent être retirés avec succès sans complications. Rechercher les nouvelles excroissances cutanées, celles ayant changé ou inhabituelles afin de pouvoir repérer les cancers de la peau comme le CBC au moment où ils sont plus faciles à traiter et à soigner.

Comment repérer un CBC : cinq signes précurseurs

Rechercher les CBC lĂ  oĂą la peau est la plus exposĂ©e au soleil, en particulier le visage, les oreilles, le cou, le cuir chevelu, le buste, les Ă©paules et le dos, tout en se rappelant qu’ils peuvent survenir n’importe oĂą sur le corps. Souvent, deux de ces signes prĂ©curseurs ou plus sont visibles dans une tumeur CBC.

picture open sore on the skin basal cell carcinoma

1. Une plaie ouverte qui ne guérit pas et qui peut saigner, suinter ou faire une croûte. La plaie peut persister pendant des semaines ou sembler guérir puis réapparaître.

reddish patch on man's forehead basal cell carcinoma

2. Une plaque rougeâtre ou une zone irritĂ©e, sur le visage, le buste, l’Ă©paule, le bras ou la jambe qui peut former une croĂ»te, dĂ©manger, provoquer des douleurs ou ne causer aucune gĂŞne.

picture shiny bump on woman's face

3. Une bosse ou un nodule brillant qui est nacré ou clair, rose, rouge ou blanc. La bosse peut également être foncée, noire ou brune, en particulier chez les personnes à la peau foncée, et peut être confondue avec un grain de beauté normal.

pink growth bcc

4. Une petite excroissance rose avec un bord légèrement surélevé et roulé et une entaille avec croûte au centre sur laquelle peut se développer de minuscules vaisseaux sanguins de surface dans le temps.

picture white scar man forehead basal cell carcinoma

5. Une zone semblable à une cicatrice, de couleur blanche, jaune ou cireuse. La peau paraît brillante et tendue, souvent avec des bords mal définis. Ce signe précurseur peut indiquer un CBC invasif.

Remarque : comme tous les CBC n’ont pas la mĂŞme apparence, ces photos servent de rĂ©fĂ©rence gĂ©nĂ©rale Ă  ce Ă  quoi ils peuvent ressembler.

Les CBC peuvent ĂŞtre complexes

Garder Ă  l’esprit que les CBC peuvent Ă©galement ĂŞtre diffĂ©rents des descriptions ci-dessus. Chez certaines personnes, les CBC peuvent ressembler Ă  des affections cutanĂ©es non cancĂ©reuses telles que le psoriasis ou l’eczĂ©ma. D’autres fois, l’affection est diagnostiquĂ©e lorsqu’une coupure due au rasage ne guĂ©rit pas. Chez les patients Ă  la peau plus foncĂ©e, environ la moitiĂ© des CBC sont pigmentĂ©s (c’est-Ă -dire de couleur brune).

En cas de doute, il faut consulter. Suivre votre instinct et consulter son dermatologue si on constate quelque chose de nouveau, de changĂ© ou d’inhabituel sur la peau.

Un carcinome basocellulaire peut être pigmenté, comme celui-ci, sur une peau de couleur.  Photo fournie par Andrew Alexis, MD, MPH
A basal cell carcinoma may be pigmented, like this one, on skin of color.

Ce que vous pouvez faire

Si vous avez dĂ©jĂ  eu un CBC, vous aurez plus de probabilitĂ©s d’en dĂ©velopper un autre, en particulier dans la mĂŞme zone endommagĂ©e par le soleil ou Ă  proximitĂ©.

Un CBC peut resurgir mĂŞme s’il a Ă©tĂ© soigneusement retirĂ© la première fois, car certaines cellules cancĂ©reuses peuvent rester indĂ©tectables après la chirurgie et d’autres peuvent former des racines qui s’Ă©tendent au-delĂ  de ce qui est visible. Les CBC sur le nez, les oreilles et les lèvres sont plus susceptibles de resurgir, gĂ©nĂ©ralement dans les deux premières annĂ©es post-chirurgie.

Voici ce que vous pouvez faire pour dĂ©tecter une rĂ©cidive et se protĂ©ger contre d’autres affections cutanĂ©es pouvant conduire Ă  un cancer :

  • Soyez Ă  l’affĂ»t: portez une attention particulière Ă  tout site prĂ©alablement traitĂ©, notez les changements et consultez votre dermatologue. Si le CBC rĂ©cidive, le mĂ©decin peut recommander un autre type de traitement, comme la chirurgie de Mohs, un moyen très efficace pour prĂ©venir et traiter les rĂ©cidives.
  • Examinez-vous de la tĂŞte aux pieds: recherchez de nouvelles lĂ©sions ou changement en cours qui Ă©voluent, saignent ou ne guĂ©rissent pas. Apprenez Ă  examiner votre peau.
  • Consultez votre dermatologue tous les ans pour un examen professionnel de la peau. Les auto-examens ne remplacent pas un spĂ©cialiste qualifiĂ© pour identifier et traiter les excroissances cutanĂ©es anormales.
  • Assurez un suivi: Si vous avez dĂ©jĂ  eu un CBC ou un carcinome Ă©pidermoĂŻde (CE), ou une lĂ©sion prĂ©cancĂ©reuse comme la kĂ©ratose actinique, assurez-vous de consulter votre mĂ©decin aux intervalles recommandĂ©s.

ProtĂ©gez-vous du soleil tous les jours de l’annĂ©e : Ă©vitez l’exposition sans protection aux UV, recherchez l’ombre, surtout lorsque le soleil est le plus fort et utilisez un Ă©cran solaire Ă  large spectre, un chapeau Ă  larges bords et des lunettes de soleil anti-UV.

Facteurs de risque du carcinome basocellulaire

Les risques. Les causes. Ce que vous pouvez faire.

Le carcinome basocellulaire (CBC) est provoquĂ© par des dĂ©gradations et des modifications ultĂ©rieures de l’ADN des cellules basales de la couche la plus superficielle de la peau. L’exposition aux rayons ultraviolets (UV) du soleil et au bronzage artificiel est la principale cause des CBC et de la plupart des cancers de la peau.

Comprendre les causes du CBC et les facteurs qui augmentent les risques de le contracter peut vous aider Ă  prĂ©venir la maladie ou Ă  la dĂ©tecter prĂ©cocĂ©ment, lorsqu’elle est la plus facile Ă  traiter.

Ces facteurs augmentent les risques de CBC :

  • Exposition aux UV du soleil ou bronzage artificiel.
  • AntĂ©cĂ©dents de cancer de la peau, y compris de carcinome Ă©pidermoĂŻde (CE) ou de mĂ©lanome.
  • Ă‚ge supĂ©rieur Ă  50 ans : la plupart des CBC apparaissent chez les personnes de plus de 50 ans.
  • Peau claire : les personnes Ă  peau claire sont plus Ă  risque.
  • Sexe masculin : les hommes sont plus susceptibles de dĂ©velopper un CBC.
  • Infections chroniques et inflammation de la peau causĂ©es par des brĂ»lures, des cicatrices et d’autres affections.

Qu’est-ce qui provoque le carcinome basocellulaire ?

L’exposition aux UV

Presque tous les CBC surviennent sur des parties du corps excessivement exposées au soleil. Une exposition au soleil occasionnelle prolongée et intense, qui entraîne des coups de soleil, tout comme une exposition cumulative au soleil tout au long de votre vie sont les principales causes de lésions cutanées pouvant entraîner des CBC.

Plus on passe de temps au soleil, en vacances Ă  la plage ou lors la promenade du chien, plus on est susceptible de dĂ©velopper un CBC. Pour les professions nĂ©cessitant de longues heures Ă  l’extĂ©rieur ou les loisirs au soleil, le risque augmente encore plus.

Heureusement, l’exposition aux UV est un facteur de risque contrĂ´lable.

Le bronzage artificiel

Les lits de bronzage émettent des rayons UV dangereux et augmentent le risque de développer un CBC.

  • Les personnes qui ont dĂ©jĂ  bronzĂ© artificiellement ont un risque accru de 29% de dĂ©velopper un CBC.
  • Tout antĂ©cĂ©dent de bronzage artificiel augmente de 69% le risque de dĂ©velopper un CBC avant l’âge de 40 ans.

Des antécédents de cancer de la peau

Si vous avez dĂ©jĂ  eu un CBC, vous risquez d’en dĂ©velopper d’autres au fil des ans, que ce soit dans la mĂŞme zone ou ailleurs sur le corps.  Vous avez aussi un risque accru de dĂ©velopper d’autres types de cancer de la peau, tel qu’un carcinome Ă©pidermoĂŻde (CE) ou un mĂ©lanome.

Avoir plus de 50 ans

En vieillissant, on accumule l’exposition au soleil et les dommages causĂ©s par le soleil, ce qui augmente votre risque de dĂ©velopper un CBC. Au cours des dernières dĂ©cennies, le nombre de nouveaux cas de CBC a fortement augmentĂ© et l’âge moyen des patients a diminuĂ© progressivement. Aujourd’hui, les dermatologues rapportent que plus de patients dans la vingtaine et la trentaine sont traitĂ©s pour des CBC, une tendance que les experts attribuent Ă  une exposition accrue aux UV en extĂ©rieur et au bronzage artificiel.

Les peaux claires

Toutes les personnes ayant des antĂ©cĂ©dents d’exposition au soleil ou de bronzage artificiel peuvent dĂ©velopper un CBC. Cependant, les personnes Ă  la peau claire, aux cheveux blonds ou roux, aux yeux bleus, verts ou gris, ou Ă  la peau avec taches de rousseur ou qui brĂ»le plus facilement sont les plus Ă  risque.

La menace de cancer de la peau existe toujours pour les personnes aux peaux plus foncées, et il leur est également absolument essentiel de se protéger du soleil.

Le sexe

Les hommes atteints de CBC continuent d’ĂŞtre plus nombreux que les femmes atteintes de la maladie, mais plus de femmes sont maintenant atteintes de CBC qu’auparavant.

Des lésions cutanées, une inflammation ou une infection

Ă€ de rares occasions, les CBC se dĂ©veloppent sur des zones non exposĂ©es aux rayons UV. Dans de très rares cas, l’exposition Ă  d’autres formes de rayonnement ou Ă  certains produits chimiques, des affections cutanĂ©es inflammatoires chroniques et des complications de brĂ»lures, de cicatrices ou d’infections peuvent ĂŞtre des facteurs contributifs.

Ce que vous pouvez faire

Vérifiez votre peau tous les mois : effectuez des auto-examens approfondis et consultez régulièrement votre dermatologue pour des examens professionnels de la peau.

ProtĂ©gez-vous des rayons UV : vous pouvez rĂ©duire le risque de contracter le CBC et d’autres formes de cancer de la peau en prenant des mesures de protection simples et intelligentes.

Traitement du carcinome basocellulaire

Options efficaces pour les CBC précoces et avancés

Lorsqu’ils sont dĂ©tectĂ©s tĂ´t, la plupart des carcinomes basocellulaires (CBC) peuvent ĂŞtre traitĂ©s et soignĂ©s. Un traitement rapide est vital, car Ă  mesure que la tumeur se dĂ©veloppe, elle devient plus dangereuse et potentiellement dĂ©figurante, nĂ©cessitant un traitement plus Ă©tendu. Certaines formes rares et agressives peuvent ĂŞtre mortelles si elles ne sont pas traitĂ©es rapidement.

Dans le cas d’un diagnostic de CBC petit ou prĂ©coce, un certain nombre de traitements efficaces peuvent gĂ©nĂ©ralement ĂŞtre effectuĂ©s en ambulatoire, en utilisant un anesthĂ©sique local avec une douleur minimale. Par la suite, la plupart des blessures peuvent guĂ©rir naturellement, laissant le moins de cicatrices possibles.

Les options comprennent :

  • Le curetage et l’Ă©lectrodĂ©siccation (Ă©lectrochirurgie)
  • La chirurgie de Mohs
  • La chirurgie d’exĂ©rèse
  • La radiothĂ©rapie
  • La thĂ©rapie photodynamique
  • La cryochirurgie
  • La chirurgie laser
  • Les mĂ©dicaments topiques

Le curetage et l’Ă©lectrodĂ©siccation (Ă©lectrochirurgie)

Comment ça fonctionne
Le dermatologue gratte ou rase le CBC Ă  l’aide d’une curette (un instrument pointu avec une pointe en forme d’anneau), puis utilise la chaleur ou un agent chimique pour dĂ©truire les cellules cancĂ©reuses restantes, arrĂŞter le saignement et sceller la plaie. Le mĂ©decin peut rĂ©pĂ©ter la procĂ©dure plusieurs fois au cours de la mĂŞme sĂ©ance jusqu’Ă  ce qu’il ne reste plus de cellules cancĂ©reuses. En règle gĂ©nĂ©rale, la procĂ©dure laisse une cicatrice ronde et blanchâtre ressemblant Ă  une brĂ»lure de cigarette sur le site de la chirurgie.

Dans quelle situation
Le curetage et l’Ă©lectrodĂ©siccation peuvent ĂŞtre efficaces pour la plupart des petites lĂ©sions CBC. Dans ces cas, la procĂ©dure a des taux de guĂ©rison proches de 95%.

La chirurgie de Mohs

Comment ça fonctionne
La chirurgie de Mohs est rĂ©alisĂ©e au cours d’une seule visite, par Ă©tapes. Le chirurgien enlève la tumeur visible et une très petite marge de tissu autour et sous le site tumoral. Le chirurgien code le tissu en couleur et dessine une carte en corrĂ©lation avec le site chirurgical du patient. Dans un laboratoire sur place, le chirurgien examine le tissu au microscope pour voir s’il reste des cellules cancĂ©reuses. Si tel est le cas, le chirurgien retourne vers le patient et enlève plus de tissu exactement lĂ  oĂą se trouvent les cellules cancĂ©reuses. Le mĂ©decin rĂ©pète ce processus jusqu’Ă  ce qu’il n’y ait aucune preuve de cancer. Ensuite, la plaie peut ĂŞtre fermĂ©e ou, dans certains cas, peut guĂ©rir d’elle-mĂŞme.

Dans quelle situation
La chirurgie de Mohs est la rĂ©fĂ©rence absolue, la technique la plus efficace pour Ă©liminer les CBC, nuisant Ă  un minimum de tissus sains tout en atteignant le taux de guĂ©rison le plus Ă©levĂ© possible : jusqu’Ă  99 % sur les tumeurs traitĂ©es pour la première fois. Il est souvent recommandĂ© pour les CBC situĂ©s dans les zones autour des yeux, du nez, des lèvres, des oreilles, du cuir chevelu, des doigts, des orteils ou des organes gĂ©nitaux. La chirurgie de Mohs est Ă©galement utilisĂ©e pour les CBC qui sont volumineux, agressifs ou Ă  croissance rapide et sur les tumeurs rĂ©cidivantes, ainsi que celles avec des contours mal dĂ©finis.

La chirurgie d’exĂ©rèse

Comment ça fonctionne
Ă€ l’aide d’un scalpel, le chirurgien enlève la tumeur entière avec une « marge de sĂ©curité » des tissus environnants et l’envoie Ă  un laboratoire hors site pour analyse. La marge de peau enlevĂ©e dĂ©pend de l’Ă©paisseur et de l’emplacement de la tumeur. Si le laboratoire trouve des cellules cancĂ©reuses au-delĂ  des marges, d’autres interventions chirurgicales peuvent ĂŞtre effectuĂ©es Ă  une date ultĂ©rieure jusqu’Ă  ce que les marges soient exemptes de cancer.

Dans quelle situation
Pour les petits CBC prĂ©coces qui ne se sont pas propagĂ©s, la chirurgie d’exĂ©rèse est souvent le seul traitement requis. Les taux de guĂ©rison sont supĂ©rieurs Ă  95 % dans la plupart des zones du corps, similaires Ă  ceux du curetage et de l’Ă©lectrodĂ©siccation.

La radiothérapie

Comment ça fonctionne
Le mĂ©decin utilise des faisceaux de rayons X Ă  faible Ă©nergie pour dĂ©truire la tumeur, sans avoir besoin d’inciser ou d’anesthĂ©sier. La destruction de la tumeur peut nĂ©cessiter plusieurs traitements sur quelques semaines ou des traitements quotidiens pendant une durĂ©e dĂ©terminĂ©e.

Dans quelle situation
Avec la radiothĂ©rapie, il n’y a aucun moyen de savoir que toute la tumeur a Ă©tĂ© dĂ©truite. Comme la procĂ©dure est moins prĂ©cise et produit des taux de guĂ©rison de seulement 90 %, elle est principalement utilisĂ©e pour les CBC difficiles Ă  traiter par chirurgie, et chez les patients âgĂ©s ou en mauvaise santĂ© pour lesquels la chirurgie n’est pas conseillĂ©e. Pour certains cas de CBC avancĂ©s, en particulier ceux impliquant les nerfs environnants, la radiothĂ©rapie peut ĂŞtre utilisĂ©e après la chirurgie ou en combinaison avec d’autres traitements.

La cryochirurgie

Comment ça fonctionne
Le mĂ©decin utilise un applicateur Ă  pointe de coton ou un dispositif de pulvĂ©risation pour appliquer de l’azote liquide afin de geler et de dĂ©truire la tumeur. Plus tard, la lĂ©sion et la peau environnante peuvent former des cloques ou faire des croĂ»tes et tomber, permettant Ă  une peau saine d’Ă©merger.

Dans quelle situation
La cryochirurgie est efficace pour les CBC plus petits et superficiels. Il est particulièrement utile pour les patients souffrant de troubles hĂ©morragiques ou de problèmes de tolĂ©rance Ă  l’anesthĂ©sie. Le taux de guĂ©rison se situe entre 85 et 90 pour cent. Cette technique est moins couramment utilisĂ©e pour le CBC invasif car elle peut manquer des parties plus profondes de la tumeur et parce que le tissu cicatriciel sur le site peut rendre une rĂ©cidive plus difficile Ă  dĂ©tecter.

La chirurgie laser

Comment ça fonctionne
Le dermatologue dirige un faisceau de lumière intense sur la tumeur pour cibler les CBC superficiels. Certains lasers vaporisent (pour ablation) le cancer de la peau tandis que d’autres (lasers ne provoquant pas l’ablation) convertissent le faisceau de lumière en chaleur, ce qui dĂ©truit la tumeur.

Dans quelle situation
La chirurgie au laser n’est pas encore approuvĂ©e par la FDA pour les CBC superficiels, mais elle est parfois utilisĂ©e comme traitement secondaire, en particulier lorsque d’autres techniques ont Ă©chouĂ©.

La thérapie photodynamique (TPD)

Comment ça fonctionne
Le dermatologue applique un agent topique pour rendre la lĂ©sion sensible Ă  la lumière, ou injecte l’agent dans la tumeur. Après avoir accordĂ© une courte pĂ©riode d’absorption, le dermatologue utilise une lumière bleue ou un laser Ă  colorant pulsĂ© (ou parfois une lumière naturelle contrĂ´lĂ©e), ce qui provoque une rĂ©action qui dĂ©truit le CBC. Après la procĂ©dure, les patients doivent strictement Ă©viter la lumière du soleil pendant au moins 48 heures, car l’exposition aux UV augmentera l’activation du mĂ©dicament et peut provoquer de graves coups de soleil.

Dans quelle situation
La TPD peut ĂŞtre utilisĂ©e pour certains CBC superficiels sur le visage et le cuir chevelu, mais n’est pas recommandĂ©e pour les CBC invasifs.

Les médicaments topiques

Médicaments approuvés aux États-Unis
5-fluorouracile (5-FU) (Efudex®, Carac®, Fluoroplex®, Tolak®)
Imiquimod (Aldara®, Zyclara®)

Comment ça fonctionne
Ce sont des crèmes ou des gels appliquĂ©s directement sur les zones touchĂ©es de la peau pour traiter les CBC superficiels avec un risque minimal de cicatrices. L’imiquimod active le système immunitaire pour attaquer les cellules cancĂ©reuses, tandis que le 5-FU est une chimiothĂ©rapie topique qui tue les cellules cancĂ©reuses.

Dans quelle situation
Le 5-FU, une chimiothĂ©rapie approuvĂ©e pour traiter certains cancers internes, a Ă©galement Ă©tĂ© approuvĂ© par la FDA sous forme topique pour les CBC superficiels, avec des taux de guĂ©rison compris entre 80 et 90 pour cent. L’Imiquimod est approuvĂ©e pour les CBC superficiels, avec des taux de guĂ©rison compris entre 80 et 90 pour cent. Souvent, les tumeurs diagnostiquĂ©es par biopsie comme Ă©tant superficielles auront d’autres zones invasives dans la mĂŞme lĂ©sion, ce qui rendra la sĂ©lection des tumeurs appropriĂ©es pour ce traitement intrinsèquement difficile.

Lors de la balance bĂ©nĂ©fice/risque des options de traitement, il est important de considĂ©rer que la radiothĂ©rapie, la cryochirurgie et les mĂ©dicaments topiques ont tous un inconvĂ©nient important en commun : aucun tissu n’est examinĂ© au microscope, il n’y a donc aucun moyen de dĂ©terminer Ă  quel point la tumeur a Ă©tĂ© complètement Ă©liminĂ©e.

Revu par :
Julie K. Karen, MD
Ronald L. Moy, MD

Dernière mise à jour : 2020

Last updated: January 2023

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